• du 28 mai au 3 juin : Le Monde, la chair et le diable, de Ronald Mac Dougall (1959).

Un film atypique dans la production de SF des années 50 (globalement anti-rouge avec monstres obligatoires). Ici, le cinéaste se méfie du spectaculaire, préférant filmer l’après-catastrophe atomique : un homme seul (Harry Belafonte, épatant) marche dans un New York en ruines réduit à un amas de décombres, de voitures empilées, de gratte-ciels ensablés. Le symbole d’une civilisation qui s’est crue éternelle et n’était que passagère résonne curieusement avec notre époque post- 11 septembre. Le héros est-il l’unique survivant ? Il va bientôt croiser une femme, puis un homme qui va devenir son rival…


  • du 4 au 10 juin : L’éventail de Lady Windermere, d’Ernst Lubitsch (1925).

Si vous ne connaissez que le remake de Mike Baker en 2007, courez voir l’original et découvrir la « Lubitsch‘touch » ! La jeune lady Windermere vit dans l’insouciance jusqu’au jour où elle apprend que son mari entretient une liaison avec une femme au passé scandaleux. Sur ce thème éculé, inspiré d’une pièce d’Oscar Wilde, Lubitsch signe un des chef-d’œuvres de sa période américaine. Inédit en France, ce film n’était visible qu’au Musée d’Art Moderne de New York. L’adaptation de la pièce d’Oscar Wilde sort donc au cinéma 87 ans après sa réalisation et se révèle une comédie doublée d’un exercice de haute voltige où les idées visuelles élégantes prouvent la subitilité et l’intelligence accomplie de ce cinéma qu’on disait muet.


  • Du 11 au 17 juin : The Offense, de Sidney Lumet (1972).

Un polar de style anglais signé Lumet, le réalisateur de Serpico, de Un après-midi de chien, de Network, etc Huis-clos sur le refoulement sexuel, l’alcool et la démence sourde sur fond de viol de filles, cette enquête de terrain poisseuse à la Maigret nous plonge dans l’atmosphère étouffante d’une série noire de crimes roses dans l’Angleterre pop des seventies. Avec un Sean Connery athlétique et Trevor Howard. « Peut-on se mouiller sans se salir ? » est devenue une réplique culte des amateurs anglosaxons de ce film rare, inédit en France.


Cinémas Rex, soirées cinémathèque, renseignements au 05 55 74 20 51 et sur CinémaRex.