Joseph, Joséphine, Léonard, Augustin et Marguerite racontent comment, au péril de leur vie, ils ont caché des tutsi et les ont aidés à s’enfuir. Si le titre évoque les raisons données (éducation, intérêt général, foi) c’est pour mieux rappeler combien il leur était naturel d’aller à l’encontre de la folie collective. Leurs paroles résonnent dans les lieux où ils ont résisté, des collines de Nyanza aux rives du lac Kivu, et rendent ainsi sensible l’humanité dont ils ont fait preuve,

  • « J’ai commencé par passer beaucoup de temps avec les gens que j’ai rencontrés et dans les lieux où je les ai filmés ; c’était indispensable pour questionner leur présent à l’aune de ce qu’ils avaient vécu ; je voulais tenter de comprendre qui ils étaient, comment et où ils vivaient. C’est avant tout un film de parole, d’une parole jusqu’à présent inexistante. Leurs voix se prolongent parfois dans les lieux qui les entourent, leurs souvenirs intègrent ainsi la mémoire du Rwanda. » Marie-Violaine Brincard