Le Jardin des Finzi Contini


Réalisé par Vittorio De Sica
Avec Dominique Sanda, Fabio Testi, Romolo Valli
Film italien, ouest-allemand
Genre : Drame
Durée : 1h 34min
Année de production : 1970
Titre original : Il Il Giardino dei Finzi-Contini


UNE SYMPHONIE DOULOUREUSE ET BELLE

Après Un été violent, Riz amer, le Guépard, le Rex poursuit son hommage au cinéma italien avec Le Jardin des Finzi Contini, l’un des derniers films réalisé par le cinéaste et acteur Vittorio de Sica, peut-être le plus beau, le plus abouti de l’auteur de quelques-uns des longs métrages les plus marquants du néo-réalisme italien. Tiré du roman éponyme de Giorgio Bassani, ce film (avec Dominique Sanda et Fabio Testi) est une sorte de symphonie douloureuse et immensément belle.
Nous sommes à Ferrare, en Italie, en 1938, au moment où le régime fasciste de Mussolini multiplie les mesures vexatoires contre les juifs. Au sein du cercle des Finzi Contini, grande famille juive de l’aristocratie de Ferrare, nul ne semble encore deviner les drames qui s’annoncent. Une jeune bande d’amis se retrouve dès qu’elle en a l’occasion dans les magnifiques jardins et sur les courts de tennis du palais familial. Les clubs sportifs sont bientôt interdits aux membres non aryens.
Cependant les jeunes gens ne peuvent croire à cette menace voilée, tant ils se sentent en totale osmose avec cette terre sur laquelle vivent leurs familles depuis des générations. C’est ainsi que, dans le parc qui semble à l’abri de tous les risques comme un paradis clos, Giorgio, le voisin des Finzi Contini, rencontre la belle Micol dont il est amoureux. Peu à peu, l’ombre du malheur va venir recouvrir ce lieu idyllique où les choses paraissaient immuablement agencées pour le plaisir des sens et les curiosités de l’esprit. On assiste alors, avec finesse, à une progression dramatique qui s’organise autour de l’évolution psychologique des personnages principaux confrontés aux évènements.
Peinture aigue et délicate de la destruction par le fascisme d’une famille juive dont les rêves et les espoirs sont emportés par la tourmente antisémite, le film réussit à restituer l’atmosphère singulière et captivante du beau roman de Bassani. De Sica s’attache à suggérer ce qu’a pu être la culture raffinée et discrète de cette élite d’une petite ville provinciale à travers l’histoire de Micol, la jeune fille de la famille, héroïne moderne dont les sentiments pour son amant, pour son frère Alberto comme pour son ami d’enfance épris d’elle depuis toujours, restent indéchiffrés et impénétrables. Il use notamment d’une lumière excessivement travaillée qui rehausse comme dans un halo la beauté de ses héros comme s’il voulait montrer qu’aucun privilège, ni la puissance, ni la beauté, ni l’élégance ni la richesse ne peuvent échapper à la fatalité qui les broie. Fable implacable sur la mort programmée d’une jeunesse trop belle et insouciante qui échangeait des balles sur un court de tennis, sur la fin d’un monde qui sombre dans l’horreur et l’inhumanité, Le Jardin des Finzi Contini est resté un film inoubliable et qui, au-delà de son contexte historique, nous émeut comme toute grande œuvre d’art pressentant le retour du tragique.

Ours d’or au Festival de Berlin, Oscar du meilleur film étranger et David Award du meilleur film italien en 1971, Le Jardin des Finzi-Contini est une des œuvres maîtresse du chef de file du Néo Réalisme italien. Réalisé six ans après Mariage à l’italienne, il procura à Dominique Sanda un de ses premiers rôles et imposa son talent auprès des réalisateurs qui la choisirent ensuite, parmi lesquels Jacques Demy, John Huston, Marguerite Duras ou Bernardo Bertolucci.


LE JARDIN DES FINZI CONTINI, de Vittorio De Sica (1970)

Italie 1938. La destruction sous le fascisme d’une famille juive dont les rêves et les espoirs sont emportés par la tourmente antisémite. Du beau roman de Giorgio Bassani le film réussit à restituer l’atmosphère singulière et captivante. La communauté juive de Ferrare subit alors l’implacable persécution des maîtres de l’heure et la famille Finzi-Contini, pilier de l’aristocratie locale depuis des générations, est déportée en Allemagne. De Sica s’attache à suggérer ce qu’a pu être la culture raffinée et discrète de cette élite d’une petite ville provinciale à travers l’histoire de Micol, la jeune fille de la famille, héroïne moderne dont les sentiments pour son amant, pour son frère Alberto comme pour son ami d’enfance épris d’elle depuis toujours, restent indéchiffrés et impénétrables. Ours d’or au Festival de Berlin, Oscar du meilleur film étranger et David Award du meilleur film italien en 1971, Le Jardin des Finzi-Contini est une des œuvres maîtresse du chef de file du Néo Réalisme italien (Mariage à l’italienne, Le voleur de bicyclette). d'elle, qui lui en préfère un autre, cependant qu'hors des murs, le pire se prépare...

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