Vendredi 7 décembre - Journée autour de Fernand Deligny
Peuple et Culture Corrèze, Tulle organise une journée spéciale autour de Fernand Deligny le Vendredi 7 décembre à partir de 9h30h
Rencontre au collège de Corrèze (route de Vitrac à Corrèze) en présence de Anne Marie Vaillant, Sandra Alvarez de Toledo et Anaïs Masson.
- de 9h30 à 12h : parcours de Deligny au travers d'extraits de trois films (Le Moindre geste, Ce Gamin, là et Projet N). Extraits ponctués de commentaires et de moments de débat.
- de 14h à 17h : réflexion autour de l'image à partir de la projection de À propos d'un film à faire (1989)
Cinéma Le Palace - Tulle - 20h00
A l’occasion de la parution de Fernand Deligny, Oeuvres ; 2007, éditions de l'Arachnéen en présence de Sandra Alvarez de Toledo et Anaïs Masson (éditions de l'Arachnéen) et de Anne-Marie Vaillant, pédopsychiatre
20h00 - présentation de l’ouvrage et projection du film Ce gamin là de Renaud Victor
21h45 - débat Qu’en est-il aujourd’hui de la prise en charge des enfants autistes et psychotiques ?
Ce gamin là
de Renaud Victor (1975 - 96 min.)
La rencontre (fin 1966) de Deligny avec Janmari, enfant de 12 ans déclaré "encéphalopathe profond", est à l'origine de la création d'un réseau de prise en charge d'enfants autistes dans les Cévennes. Deligny invente un dispositif spatial, des coutumes, une cartographie, une langue infinitive. Entre 1972 et 1974, Renaud Victor tourne un document sur le réseau, centré sur le personnage de Janmari. Le film co-produit avec François Truffaut sort en salles en 1976.
Ce qui ne se voit pas
par Fernand Deligny
... L’ère de l’image. Le temps de l'image, quoi qu'ils disent, ce n'est pas le nôtre.
L'ère de l'image ! Alors que jamais on n'a été aussi loin de l'image. Nous sommes au siècle du langage, de la parlotte, de la reproduction verbalisante, de la parole débridée. Il faut parler.
L'image, c'est ce que Janmari, l'enfant autiste de Ce Gamin là, conçoit, c'est son mode de pensée, lui, chez qui il n'y a pas de langage... Je vis tout le temps aux prises avec cette absence, cette vacance, ce mode de pensée à part.
C'est évident qu'ils pensent, ces enfants qui n'ont aucunement l'usage du langage. Il faut leur foutre la paix, mais l'Institution ne supporte pas ça. Elle ne supporte pas l'absence du langage, rien à faire. Il faut du langage quelque part ou nous, on est perdu.
Ils tiennent à cette caractéristique du langage qui maintient l'homme singulier par rapport à l'animal... une vieille trouille... ...
Propos recueillis par Serge Le Péron et Renaud Victor. Les Cahiers du cinéma. Février 1990.
Catégorie : Evenement

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